11.09.2017, 19:30  

Golf: la balle de Crans-Montana n'est pas beaucoup plus petite que celle de Bâle

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Christophe Spahr, journaliste au Nouvelliste.

 11.09.2017, 19:30   Golf: la balle de Crans-Montana n'est pas beaucoup plus petite que celle de Bâle

time-out - L'European Masters de Crans-Montana et ses 12 millions de budget est juste derrière le tournoi de tennis de Bâle. En termes d'infrastructures, il est largement à la hauteur. La chronique de Christophe Spahr, responsable des sports au "Nouvelliste".

Golf: Crans-Montana a mis le paquet

12 millions, ça n’est pas rien. Sauf pour le PSG, bien sûr. 12 millions, c’est le budget de l’European Masters de golf à Crans-Montana, historiquement le deuxième plus gros événement sportif en Suisse derrière le tournoi de tennis de Bâle. Il suffit de se rendre sur place, de constater l’ampleur des infrastructures, le nombre de tentes diverses montées juste pour l’occasion pour comprendre...

Golf: Crans-Montana a mis le paquet

12 millions, ça n’est pas rien. Sauf pour le PSG, bien sûr. 12 millions, c’est le budget de l’European Masters de golf à Crans-Montana, historiquement le deuxième plus gros événement sportif en Suisse derrière le tournoi de tennis de Bâle. Il suffit de se rendre sur place, de constater l’ampleur des infrastructures, le nombre de tentes diverses montées juste pour l’occasion pour comprendre que sa place juste derrière la halle Saint-Jacques n’a rien d’usurpé. «J’ai apprécié l’ambiance, l’aménagement du site, le respect des spectateurs et la proximité des joueurs, glisse Steve Morabito, invité vendredi. Je ne connaissais rien au golf, je n’avais jamais vu de tournoi sur place. Il n’est pas exclu que je prenne un club en mains, un jour, pour essayer.» Après tout, il n’a pas d’excuse. Le Grangeard vit à quelques hectomètres d’un parcours.

Foot: courageux, le président a été récompensé

Quand bien même j’estime qu’à Lausanne, le puck a bien plus la cote que le ballon rond, de bien meilleures perspectives d’avenir aussi, le succès des Vaudois à Bâle a quelque chose de très réjouissant. Parce que trois jours plus tôt, le président Alain Joseph avait convoqué la presse. Ailleurs, neuf fois sur dix dans pareille circonstance, le «boss» aurait réglé le sort de son entraîneur. Au mieux, il aurait évoqué une séparation d’un commun accord – c’est de bonne guerre. Au pire, il aurait déversé toute sa rancœur sur un technicien incompétent. En gros, il lui aurait fait d’autant plus facilement sa fête que le coach en question, Fabio Celestini, n’avait pas été invité aux réjouissances. Or, contre toute attente, Alain Joseph a invité les micros, les caméras et les stylos juste pour confirmer Fabio Celestini dans ses fonctions et répéter que les joueurs, cette fois encore, n’auraient pas sa peau. C’est courageux. Trois jours plus tard, Lausanne s’imposait à Bâle pour la première fois depuis 17 ans. N’est-ce vraiment qu’un concours de circonstances?

FC Sion: Kasami a planté le décor

A priori, Pajtim Kasami a réussi ses débuts avec le FC Sion. C’est mieux pour lui si l’on s’en tient à ses récentes déclarations dans la presse romande où il a planté le décor et affirmé, sans détour, sans fausse modestie et sans rougir que le FC Sion avait réalisé une excellente opération en le recrutant. Cela dit, l’international – douze sélections – a évidemment raison même si la forme peut surprendre dans un pays où il ne fait pas toujours bon afficher son assurance. Pajtim Kasami est le seul joueur au statut international à être rentré au pays, cet été, ou à avoir changé d’adresse en Suisse. Le FC Sion a pêché un gros poisson. Si ses performances sur le terrain sont à la hauteur de sa gouaille, il aura réalisé le plus gros coup de l’année. Encore que le foot se joue à onze...

Alberto Contador, c’est énorme

Si tant est que vous aimiez le cyclisme, les attaquants, les coureurs qui ne sont pas scotchés durant six heures à leur oreillette, qui n’ont pas les yeux constamment plongés dans leur SRM (capteur de puissance), vous n’avez pas pu rester insensibles aux offensives quotidiennes et récurrentes d’Alberto Contador durant trois semaines. Si tant est que vous aimiez la justice, aussi, vous avez probablement hurlé de joie lorsqu’il a franchi l’Angliru, son pistolet factice à la main. Désormais, le cyclisme sans Alberto Contador n’aura plus tout à fait la même saveur.

Chris Froome a enfin été attaqué

Le Tour de France et la Vuelta en deux mois, c’est vrai que ça en jette. Que l’on apprécie ou pas – voire pas du tout – Chris Froome et ses boys tout dévoués de la Sky, le résultat est bluffant. Ce qui m’interpelle, plus encore, c’est qu’en trois semaines, sur les routes parfois indécentes de difficultés de la Vuelta, il a été plus souvent attaqué, bousculé et poussé à la faute que lors de ses quatre victoires réunies au Tour de France. Le malheur, c’est qu’il n’a «que» 32 ans, que son équipe sera toujours aussi forte à l’avenir et qu’Alberto Contador, surtout, ne sera plus là.


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