07.09.2017, 18:30  

La révélation électro Two Waves au Tohu Bohu

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Une chambre, un ordinateur, un pad, il n’en a pas fallu plus pour permettre à Two Waves de se distinguer sur la scène musicale romande.

 07.09.2017, 18:30   La révélation électro Two Waves au Tohu Bohu

Festival - A peine émergé de la scène valaisanne, le musicien électro Tim Jean - alias Two Waves - partage la scène avec des icônes, comme ce vendredi 8 septembre à Veyras où il jouera avec ses héros Fakear et Birdy Nam Nam.

Son premier live, Tim Jean - Two Waves à la scène - s’en souvient avec une émotion intacte. C’était il y a un peu moins d’une année au Port Franc de Sion à l’occasion d’une Scène Tremplin qu’il a remportée ce soir là à l’unanimité du jury. «J’avais juste balancé comme ça, sans trop y croire, des tracks que j’avais. Je ne m’attendais pas du tout à être sélectionné», s’étonne encore le jeune homme depuis la chambre de la maison familiale de Salins où il travaille ses sons sur...

Son premier live, Tim Jean - Two Waves à la scène - s’en souvient avec une émotion intacte. C’était il y a un peu moins d’une année au Port Franc de Sion à l’occasion d’une Scène Tremplin qu’il a remportée ce soir là à l’unanimité du jury. «J’avais juste balancé comme ça, sans trop y croire, des tracks que j’avais. Je ne m’attendais pas du tout à être sélectionné», s’étonne encore le jeune homme depuis la chambre de la maison familiale de Salins où il travaille ses sons sur son ordinateur et son Pad. 

De l’électro jouée en live

En concert, il avait bluffé son monde, en construisant ses morceaux en direct, orientant son matériel vers le public, là où souvent les  musiciens électro dissimulent leur savoir-faire aux yeux des gens. «C’est en voyant faire Fakear que j’ai pensé à faire la même chose.» Fakear justement, l’une des stars de l’Electronica actuelle (le style plus mélodique que festif où Two Waves évolue), Two Waves aura le bonheur de partager les planches avec lui au Tohu Bohu.

Comme ce fut le cas au Pont Rouge avec Petit Biscuit, autre jeune star française du genre. «Pour moi, c’est complètement dingue de déjà jouer avec des artistes de ce niveau. Je n’en reviens toujours pas. ça fait un moment que je crée de la musique dans mon coin, mais le projet est vraiment tout neuf.»

Reconnaissance nationale

Une année d’existence officielle donc, de belles premières parties dans des clubs réputés, et même une sélection pour les Swiss Live Talents, concours d’ampleur nationale récompensant les meilleurs performeurs du pays après la finale bernoise des 17 et 18 novembre prochains. «Cette année, je la consacre à la musique», sourit-il presque timidement. «Après une année en droit à Lausanne, je me suis aperçu que ça n’était pas ma voie. Mes parents m’ont encouragé à me concentrer sur la musique pour le moment.» 

Il faut dire que Tim a baigné dans la musique depuis son plus jeune âge, grâce à un père passionné de vieux rock et de blues. «Il m’a fait écouter les classiques, les Beatles, les Who... ça a sûrement dû m’influencer, même si ce que je fais comme musique, c’est assez éloigné.»

Il y a pire comme héritage, en effet. Et pour un musicien résolument autodidacte, qui a tout appris en découvrant ses logiciels informatiques, le sens harmonique qui émane des morceaux de Two Waves est impressionnant. «Je pioche dans mes banques de sons pour trouver ceux qui suscitent une émotion en moi, puis je les découpe, les inverse, les fais passer dans des effets... Je fonctionne à l’instinct.»

«Saisir les opportunités»

Jusqu’ici, l’instinct de Tim l’a conduit à faire les choses de la bonne façon. Laisser sa musique parler pour soi, ne pas vouloir aller plus vite qu’elle. «J’essaie de pousser le truc et on verra bien. Je suis ouvert à tout. Si on me demande quelque part, j’y vais. Je n’y vais pas tête baissée, mais si des opportunités se présentent, je compte bien les saisir.»

Pas de rêve de gloire donc, même si l’exemple de Fakear ou Petit Biscuit peut faire rêver, tant le profil de Two Waves se rapproche de ces grands frères de style. «Il y a beaucoup de producteurs français dans ce genre musical. Je suis au moins content d’y représenter la Suisse et ma région», sourit-il malicieusement. Un peu comme si dans sa tête, la suite était déjà écrite. On se réjouit de la découvrir... 

 

 


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